Constitution, institutions, contrôle de constitutionnalité, justice administrative : des questions de droit public de type concours INSP, chacune corrigée avec sa source officielle. Chaque question est rédigée par CAP PRÉPA d'après des sources publiques citées ; elle s'entraîne au raisonnement, sans préjuger du contenu des épreuves officielles.
Mis à jour le 2026-09-25. Établissement privé de préparation, sans lien avec l'INSP.
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Bonne réponse : L'article 49 alinéa 3. L'article 49 al. 3 permet l'adoption sans vote sauf censure votée dans les conditions de l'article 49 al. 2.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 49 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : Une loi promulguée portant atteinte aux droits et libertés constitutionnels. Issue de la révision de 2008 (art. 61-1), la QPC vise une disposition législative en vigueur, sur renvoi du CE ou de la Cour de cassation.
Source : Constitution, art. 61-1 ; loi organique n° 2009-1523
Bonne réponse : Continuité, égalité, mutabilité. Continuité du service, égalité des usagers, mutabilité (adaptation) — principes dégagés par la jurisprudence administrative.
Source : Doctrine (lois de Rolland) ; CE, 1902, Compagnie nouvelle du gaz de Deville-lès-Rouen (mutabilité)
Bonne réponse : CE, 1989, Nicolo. Avec Nicolo (1989), le CE écarte une loi postérieure incompatible avec un traité (art. 55 C°), abandonnant la jurisprudence des semoules.
Source : CE, Ass., 20 octobre 1989, Nicolo — conseil-etat.fr
Bonne réponse : Supérieure aux lois, sous réserve de réciprocité. Autorité supérieure à celle des lois, sous réserve de l'application par l'autre partie ; la Constitution reste au sommet de l'ordre interne (CE, 1998, Sarran).
Source : Constitution, art. 55 ; CE, Ass., 30 octobre 1998, Sarran
Bonne réponse : Intègre le Préambule (et la DDHC) au bloc de constitutionnalité. Le Conseil contrôle la loi au regard du Préambule de 1958, donc de la DDHC 1789 et du Préambule de 1946 : naissance du bloc de constitutionnalité.
Source : CC, décision n° 71-44 DC du 16 juillet 1971 — conseil-constitutionnel.fr
Bonne réponse : Loi / règlement. L'art. 34 énumère le domaine de la loi ; l'art. 37 confie le reste au pouvoir réglementaire.
Source : Constitution, art. 34 et 37
Bonne réponse : De faire annuler un acte administratif illégal. Recours objectif tendant à l'annulation d'un acte administratif unilatéral illégal, ouvert même sans texte (CE, 1950, Dame Lamotte).
Source : CE, Ass., 17 février 1950, Dame Lamotte
Bonne réponse : Transfère des compétences à des collectivités dotées de la personnalité morale et d'organes élus. Décentralisation = transfert à des personnes morales distinctes (collectivités) ; déconcentration = redistribution interne à l'État (préfets, services déconcentrés).
Source : CGCT ; Constitution, art. 72
Bonne réponse : Décentralisée. « Son organisation est décentralisée » — ajout de la loi constitutionnelle du 28 mars 2003.
Source : Constitution, art. 1er ; loi const. n° 2003-276
Bonne réponse : Le préfet, représentant de chacun des membres du Gouvernement. Le représentant de l'État (préfet) a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois.
Source : Constitution, art. 72, dernier alinéa
Bonne réponse : Pour rupture d'égalité devant les charges publiques ou risque. À côté de la faute, la jurisprudence admet la responsabilité sans faute (risque ; rupture d'égalité devant les charges publiques, CE, 1938, La Fleurette).
Source : CE, Ass., 14 janvier 1938, SA des produits laitiers La Fleurette
Bonne réponse : Une budgétisation par missions et programmes, orientée résultats. La LOLF structure le budget en missions/programmes avec objectifs et indicateurs de performance.
Source : Loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 (LOLF)
Bonne réponse : Annualité. L'annualité impose l'autorisation budgétaire pour un an ; universalité, unité, spécialité et sincérité complètent les grands principes.
Source : LOLF, art. 1er et 6 ; art. 32 (sincérité)
Bonne réponse : La primauté du droit communautaire sur les droits nationaux. La Cour de justice affirme la primauté du droit communautaire (aujourd'hui droit de l'Union) sur les normes internes.
Source : CJCE, 15 juillet 1964, Costa c/ ENEL, aff. 6/64
Bonne réponse : S'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent, concilié avec la continuité du service. Préambule de 1946 ; le CE admet sa conciliation avec la continuité du service public (CE, 1950, Dehaene).
Source : Préambule 1946, al. 7 ; CE, Ass., 7 juillet 1950, Dehaene
Bonne réponse : Réglementaire. Prise dans le domaine de la loi sur habilitation, l'ordonnance reste un acte réglementaire jusqu'à ratification (contestable devant le CE).
Source : Constitution, art. 38
Bonne réponse : Conseiller le Gouvernement (et le Parlement) et juger en dernier ressort l'administration. Sections administratives (avis sur projets de loi et décrets) et section du contentieux (juge administratif suprême).
Source : Code de justice administrative ; conseil-etat.fr
Bonne réponse : Le vote des deux assemblées en termes identiques puis référendum ou Congrès (3/5e). Initiative présidentielle ou parlementaire, vote identique des deux chambres, puis référendum — ou Congrès à la majorité des 3/5e pour les projets.
Source : Constitution, art. 89
Bonne réponse : Par les juridictions ordinaires (judiciaires depuis 1975, administratives depuis 1989). Le CC s'y refuse (IVG, 1975) ; la Cour de cassation (Jacques Vabre, 1975) puis le CE (Nicolo, 1989) l'exercent.
Source : CC, n° 74-54 DC ; Cass., ch. mixte, 24 mai 1975 ; CE, 1989, Nicolo
Bonne réponse : 5 ans. L'article 6 fixe un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois consécutivement.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 6 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : Le Président de la République. Le Président de la République nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions sur présentation de la démission du Gouvernement.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 8 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : 9 ans, non renouvelable. Les neuf membres nommés le sont pour neuf ans, sans renouvellement possible ; le Conseil se renouvelle par tiers tous les trois ans.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 56 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : L'article 16. L'article 16 organise les pouvoirs exceptionnels, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées et du Conseil constitutionnel.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 16 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : L'article 89. L'article 89 prévoit l'initiative de la révision (Président sur proposition du Premier ministre, ou parlementaires) et son adoption, par référendum ou par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 89 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : L'article 38. L'article 38 encadre les ordonnances : loi d'habilitation, délai limité, puis ratification.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 38 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : L'article 34. L'article 34 fixe les règles et les principes fondamentaux relevant de la loi ; l'article 37 attribue le reste au pouvoir réglementaire.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 34 et 37 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : Un mois. Le délai est d'un mois ; à la demande du Gouvernement, en cas d'urgence, il est ramené à huit jours.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 61, al. 3 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : La majorité des membres composant l'Assemblée nationale. Seuls les votes favorables sont comptés, et la majorité requise est celle des membres composant l'Assemblée (289 sur 577).
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 49, al. 2 — legifrance.gouv.fr
Bonne réponse : Le Défenseur des droits. Le Défenseur des droits, inscrit dans la Constitution en 2008, a remplacé notamment le Médiateur de la République.
Source : Constitution du 4 octobre 1958, art. 71-1 — legifrance.gouv.fr