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Entraînement · Économie

QCM INSP économie : 29 questions corrigées

Macroéconomie, indicateurs, monnaie, finances publiques et Union européenne : des questions d'économie de type concours INSP, corrigées avec leur source (INSEE, BCE, traités). Chaque question est rédigée par CAP PRÉPA d'après des sources publiques citées ; elle s'entraîne au raisonnement, sans préjuger du contenu des épreuves officielles.

Mis à jour le 2026-09-25. Établissement privé de préparation, sans lien avec l'INSP.

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29 questions corrigées

1. Le PIB mesure :

  1. Le patrimoine national
  2. La valeur des biens et services produits sur le territoire pendant une période
  3. La masse monétaire en circulation
  4. Le revenu des seuls résidents nationaux à l'étranger

Bonne réponse : La valeur des biens et services produits sur le territoire pendant une période. Somme des valeurs ajoutées (+ impôts nets de subventions sur produits) produites sur le territoire ; à distinguer du RNB.

Source : INSEE, définitions — insee.fr

2. En France, l'inflation est principalement mesurée par :

  1. Le déflateur du PIB uniquement
  2. L'indice des prix à la consommation (IPC) de l'INSEE
  3. Le SMIC
  4. L'indice CAC 40

Bonne réponse : L'indice des prix à la consommation (IPC) de l'INSEE. L'IPC suit l'évolution des prix d'un panier de biens et services consommés par les ménages ; l'IPCH sert aux comparaisons européennes.

Source : INSEE, indice des prix à la consommation

3. Au sens du BIT, un chômeur est une personne :

  1. Inscrite comme demandeuse d’emploi
  2. Sans emploi, disponible sous deux semaines et en recherche active
  3. À temps partiel subi
  4. Sans diplôme

Bonne réponse : Sans emploi, disponible sous deux semaines et en recherche active. Définition internationale (Bureau international du travail) mesurée en France par l'enquête Emploi de l'INSEE — distincte des inscriptions administratives.

Source : INSEE, enquête Emploi ; définition BIT

4. Les critères dits « de Maastricht » plafonnent en principe déficit et dette publics à :

  1. 1 % et 30 % du PIB
  2. 3 % et 60 % du PIB
  3. 5 % et 100 % du PIB
  4. 0 % et 50 % du PIB

Bonne réponse : 3 % et 60 % du PIB. 3 % du PIB pour le déficit public, 60 % pour la dette — références du Pacte de stabilité et de croissance (réformé en 2024).

Source : Traité de Maastricht (1992), protocole sur les déficits excessifs ; PSC

5. La différence entre déficit public et dette publique est que :

  1. Ce sont des synonymes
  2. Le déficit est un flux annuel, la dette un stock accumulé
  3. La dette est votée chaque année, le déficit jamais
  4. Le déficit inclut les collectivités, pas la dette

Bonne réponse : Le déficit est un flux annuel, la dette un stock accumulé. Le déficit (solde négatif d'une année, toutes administrations publiques) alimente la dette (encours total des engagements).

Source : INSEE, comptes nationaux ; notification Eurostat

6. Quelle est la première recette fiscale de l'État français en rendement ?

  1. L'impôt sur le revenu
  2. La TVA
  3. L'impôt sur les sociétés
  4. La taxe foncière

Bonne réponse : La TVA. La TVA est de loin le premier impôt en rendement (une partie est affectée à la sécurité sociale et aux collectivités) ; la taxe foncière est un impôt local.

Source : Lois de finances, annexes Voies et moyens — budget.gouv.fr

7. La politique monétaire de la zone euro est conduite par :

  1. Chaque banque centrale nationale librement
  2. La Banque centrale européenne (Eurosystème), avec un objectif principal de stabilité des prix
  3. La Commission européenne
  4. Le Conseil de l'UE

Bonne réponse : La Banque centrale européenne (Eurosystème), avec un objectif principal de stabilité des prix. La BCE fixe les taux directeurs ; son objectif principal est la stabilité des prix (cible d'inflation de 2 % à moyen terme).

Source : TFUE, art. 127 ; ecb.europa.eu

8. Une hausse des taux directeurs de la banque centrale vise en principe à :

  1. Stimuler le crédit
  2. Freiner l'inflation en renchérissant le crédit
  3. Augmenter mécaniquement les salaires
  4. Faire baisser l'euro à coup sûr

Bonne réponse : Freiner l'inflation en renchérissant le crédit. Le renchérissement du financement modère la demande et les tensions sur les prix — canal de transmission de la politique monétaire.

Source : BCE, mécanismes de transmission de la politique monétaire

9. Le multiplicateur keynésien désigne :

  1. Le rapport dette/PIB
  2. L'effet amplifié d'une variation de dépense publique sur le revenu national
  3. Le taux de marge des entreprises
  4. Le rendement d'un impôt

Bonne réponse : L'effet amplifié d'une variation de dépense publique sur le revenu national. Une dépense supplémentaire engendre des revenus qui sont en partie reconsommés : l'effet total sur le PIB peut excéder l'impulsion initiale.

Source : J. M. Keynes, Théorie générale (1936) ; manuels de macroéconomie

10. Un bien public pur se caractérise par :

  1. Rivalité et exclusion
  2. Non-rivalité et non-exclusion
  3. Production exclusivement privée
  4. Prix de marché élevé

Bonne réponse : Non-rivalité et non-exclusion. Exemples : éclairage public, défense nationale — la consommation de l'un ne réduit pas celle des autres et nul ne peut en être exclu, d'où la défaillance du marché.

Source : P. Samuelson (1954) ; manuels d'économie publique

11. Une externalité négative justifie économiquement :

  1. Une subvention à l'activité concernée
  2. Une intervention publique (taxe, norme, marché de quotas)
  3. L'interdiction de toute activité économique
  4. La baisse des impôts

Bonne réponse : Une intervention publique (taxe, norme, marché de quotas). Le coût social excède le coût privé (ex. pollution) : taxe pigouvienne, réglementation ou quotas internalisent l'externalité.

Source : A. C. Pigou ; économie de l'environnement (ex. SEQE-UE)

12. La théorie des avantages comparatifs (Ricardo) montre que l'échange international est mutuellement avantageux :

  1. Seulement si un pays est le meilleur partout
  2. Dès lors que les coûts relatifs diffèrent entre pays
  3. Uniquement entre pays de niveau identique
  4. Jamais pour les petits pays

Bonne réponse : Dès lors que les coûts relatifs diffèrent entre pays. Chaque pays gagne à se spécialiser là où son désavantage est le moindre (ou son avantage le plus grand), même sans avantage absolu.

Source : D. Ricardo, Principes de l'économie politique (1817)

13. En France, la dépense publique rapportée au PIB se situe ces dernières années :

  1. Autour de 25 %
  2. Autour de 40 %
  3. Autour de 57 %
  4. Au-delà de 75 %

Bonne réponse : Autour de 57 %. La France présente l'un des ratios les plus élevés de l'OCDE (environ 57 % du PIB selon les années) — chiffre à toujours dater dans une copie.

Source : INSEE, comptes des administrations publiques

14. Le taux de prélèvements obligatoires rapporte au PIB :

  1. Les seuls impôts d'État
  2. Impôts et cotisations sociales effectivement perçus par les administrations publiques
  3. Les dépenses sociales
  4. Les recettes de TVA uniquement

Bonne réponse : Impôts et cotisations sociales effectivement perçus par les administrations publiques. Impôts + cotisations sociales (hors cotisations imputées), toutes administrations confondues — en France parmi les plus élevés de l'OCDE (autour de 43-45 % du PIB).

Source : INSEE ; rapports sur les prélèvements obligatoires (PLF)

15. La croissance potentielle désigne :

  1. La croissance maximale une année exceptionnelle
  2. Le rythme de croissance soutenable sans tensions inflationnistes, déterminé par travail, capital et productivité
  3. La croissance du secteur public
  4. La croissance démographique

Bonne réponse : Le rythme de croissance soutenable sans tensions inflationnistes, déterminé par travail, capital et productivité. Elle dépend des facteurs d'offre (population active, investissement, PGF) ; l'écart de production mesure la position du PIB par rapport à ce potentiel.

Source : Notions de comptabilité nationale et de politique économique (INSEE, OCDE)

16. La balance commerciale française est structurellement :

  1. Excédentaire depuis 2000
  2. Déficitaire sur les biens ces deux dernières décennies
  3. Toujours à l'équilibre
  4. Sans lien avec l'énergie

Bonne réponse : Déficitaire sur les biens ces deux dernières décennies. Le solde des biens est déficitaire (facture énergétique, désindustrialisation) ; les services et le tourisme atténuent le solde courant — chiffres à dater.

Source : Douanes françaises ; Banque de France, balance des paiements

17. La courbe de Phillips originelle décrivait une relation entre :

  1. Consommation et épargne
  2. Chômage et inflation (salaires)
  3. Exportations et change
  4. Impôts et croissance

Bonne réponse : Chômage et inflation (salaires). Relation décroissante entre taux de chômage et croissance des salaires nominaux (1958), discutée depuis (anticipations, stagflation).

Source : A. W. Phillips (1958) ; débats Friedman-Phelps

18. Le « quoi qu'il en coûte » de 2020 illustre principalement :

  1. Une politique monétaire restrictive
  2. Une politique budgétaire contracyclique massive face à un choc
  3. Une réforme fiscale structurelle
  4. Un désengagement de l'État

Bonne réponse : Une politique budgétaire contracyclique massive face à un choc. Soutien budgétaire d'urgence (activité partielle, fonds de solidarité, PGE) pour amortir le choc de la crise sanitaire — exemple canonique de stabilisation.

Source : Lois de finances rectificatives 2020 ; rapports Cour des comptes

19. Le PIB par habitant est un indicateur imparfait du bien-être car :

  1. Il est impossible à calculer
  2. Il ignore notamment répartition, production domestique et externalités environnementales
  3. Il inclut le bonheur
  4. Il ne concerne que l'industrie

Bonne réponse : Il ignore notamment répartition, production domestique et externalités environnementales. D'où les indicateurs complémentaires (IDH, rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi 2009, nouveaux indicateurs de richesse).

Source : Rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi (2009) ; loi n° 2015-411 (nouveaux indicateurs)

20. Une politique de l'offre vise prioritairement à :

  1. Soutenir la consommation immédiate
  2. Améliorer compétitivité et capacités productives (coûts, fiscalité, qualifications)
  3. Augmenter les droits de douane
  4. Geler les prix

Bonne réponse : Améliorer compétitivité et capacités productives (coûts, fiscalité, qualifications). Allègements de charges, investissement, formation, simplification : agir sur les déterminants structurels de la production.

Source : Manuels de politique économique ; ex. CICE puis allègements pérennes

21. Que mesure le produit intérieur brut (PIB) ?

  1. La richesse produite sur le territoire pendant une période donnée
  2. La valeur des seules exportations
  3. Le patrimoine total des ménages
  4. Le revenu disponible des ménages

Bonne réponse : La richesse produite sur le territoire pendant une période donnée. Le PIB agrège les valeurs ajoutées brutes des unités résidentes, augmentées des impôts sur les produits et diminuées des subventions.

Source : INSEE, définition du produit intérieur brut — insee.fr

22. Quel indicateur mesure l'inflation en France ?

  1. Le taux de chômage au sens du BIT
  2. Le produit intérieur brut
  3. Le solde de la balance commerciale
  4. L'indice des prix à la consommation (IPC)

Bonne réponse : L'indice des prix à la consommation (IPC). L'IPC mesure l'évolution moyenne des prix des biens et services consommés par les ménages ; l'INSEE le publie chaque mois.

Source : INSEE, définition de l'indice des prix à la consommation — insee.fr

23. Comment se calcule le taux de chômage au sens du BIT ?

  1. Demandeurs d’emploi inscrits rapportés à la population active
  2. Chômeurs rapportés à la population totale
  3. Chômeurs rapportés à la population active
  4. Chômeurs rapportés à la population en emploi

Bonne réponse : Chômeurs rapportés à la population active. Le taux de chômage est la part des chômeurs (au sens du BIT) dans la population active, qui regroupe les actifs occupés et les chômeurs.

Source : INSEE, définition du taux de chômage — insee.fr

24. Quel est l'objectif principal de la politique monétaire de la Banque centrale européenne ?

  1. Équilibrer les balances commerciales
  2. Maintenir la stabilité des prix
  3. Financer les déficits publics
  4. Atteindre le plein emploi

Bonne réponse : Maintenir la stabilité des prix. Le traité fixe comme objectif principal du système européen de banques centrales le maintien de la stabilité des prix.

Source : Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, art. 127 — eur-lex.europa.eu

25. Quel objectif d'inflation la BCE poursuit-elle à moyen terme depuis sa stratégie révisée de 2021 ?

  1. 0 %
  2. 2 %
  3. 1 %
  4. 3 %

Bonne réponse : 2 %. La BCE vise une inflation de 2 % à moyen terme, de façon symétrique : un écart à la hausse comme à la baisse est indésirable.

Source : BCE, stratégie de politique monétaire, juillet 2021 — ecb.europa.eu

26. Quel plafond de dette publique (en % du PIB) figure parmi les valeurs de référence du traité de Maastricht ?

  1. 60 %
  2. 40 %
  3. 100 %
  4. 80 %

Bonne réponse : 60 %. Les valeurs de référence sont 3 % du PIB pour le déficit public et 60 % du PIB pour la dette publique.

Source : Protocole n° 12 sur la procédure applicable en cas de déficit excessif (TFUE) — eur-lex.europa.eu

27. Le solde commercial d'un pays correspond à :

  1. La différence entre ses exportations et ses importations
  2. La somme de ses exportations et de ses importations
  3. La différence entre ses recettes et ses dépenses publiques
  4. La variation de ses réserves de change

Bonne réponse : La différence entre ses exportations et ses importations. Un solde positif est un excédent, un solde négatif un déficit. Il ne concerne que les échanges de biens ou de biens et services selon le périmètre retenu.

Source : INSEE / Douane, définition du solde commercial — insee.fr

28. En comptabilité nationale, les administrations publiques (APU) comprennent :

  1. L'État seul
  2. Les collectivités locales et les entreprises publiques
  3. L'État et les entreprises publiques
  4. L'État, les collectivités locales et les administrations de sécurité sociale

Bonne réponse : L'État, les collectivités locales et les administrations de sécurité sociale. Les APU regroupent l'État et les organismes divers d'administration centrale, les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.

Source : INSEE, définition des administrations publiques — insee.fr

29. Une baisse des taux directeurs de la BCE relève de la politique :

  1. Fiscale
  2. Commerciale
  3. Budgétaire
  4. Monétaire

Bonne réponse : Monétaire. La politique monétaire agit sur les taux d'intérêt et la liquidité ; la politique budgétaire agit sur les dépenses et recettes publiques.

Source : BCE, instruments de politique monétaire — ecb.europa.eu

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